Publié par : Louis T Blais | 6 octobre 2014

Je carbure…à la musique !

Eh oui, je suis un accro de la musique.

Pour aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé pour ne pas dire adoré la musique. Sous bien des formes : classique, celtique, folk, rock classique, dance et trance, etc… Je suis très éclectique dans mes goût musicaux et cela rend ma blonde un peu sceptique quant à ces goût, elle qui aime principalement ce qui se danse.

Quand les Beatles ont sorti leurs premiers albums, je me précipitais pour les acheter et les faisais jouer à tue-tête et à répétition sur le ‘pick-up’ de mes parents dans le sous-sol. J’ai même écouté quelques pièces à répétition pour copier les paroles et être capable de les chanter par la suite (chanter est un peut-être un grand mot… pour mes talents de chanteur…). J’avais un ami qui était batteur dans un groupe local et qui aimait beaucoup les Rolling Stones, que j’aimais moins mais qui avaient de bons riff qui nous faisaient balancer pas mal.

Puis sont venus les Doors, Led Zeppelin, la puberté etc…. On as-tu écouté ‘Light my fire’ souvent le midi dans notre café étudiant du Séminaire. J’ai fait un peu de radio toujours au Séminaire de Québec le midi, dans mes années de collégial, mais on avait pas le droit de faire jouer autre musique que du ‘easy listening’, comme Paul Mauriat ou James Last…. À mon grand désespoir ! Christian Thibault, le responsable de la radio et futur animateur, avait le droit une fois par semaine de mettre des tubes qu’il réussissaient à se procurer par ses contacts : on était rivé sur les colonnes de son ou bien entassés dans le local de la radio pour écouter ces nouveautés. Parallèlement à cela, j’avais eu un spécial étudiant pour aller voir des concerts de musique classique dans le vieux Palais Montcalm, ce qui a probablement sculpté mon goût pour la musique classique. C’est là que je j’ai entendu pour la première fois les 10 tableaux d’une exposition de Moussorgski et repris par la suite par mon groupe fétiche des années 70 Emerson, Lake and Palmer.

Dans ma première voiture, une vieille Corolla jaune douteux, j’avais réussi à me patenter un petit système à cassettes 4 pistes sur lequel j’écoutais dans la distortion Lucky Man encore d’Emerson, Lake and Palmer ou bien Meddle de Pink Floyd. Grâce à ce que j’avais appris dans mes années de radio étudiante, dans mes premières jobs, je me ramassais toujours en charge de la musique. Que ce soit au Manoir St-Castin dans le café Normand, au café de la Cour sur la rue St-Jean ou bien au Mother Earth Lost and Found à Paris (oui, oui Paris en France), j’ai souvent monter les systèmes de son et je faisais tourner ce que je considérais mes meilleures tounes. Imaginer entendre Lindbergh de Robert Charlesbois à Paris dans un bar des années 1970…

Sans compter tous les spectacles que j’ai vus à Québec, Montréal et ailleurs; à 22,23 ans, j’ai même réussi à voir Led Zeppelin en concert à Paris. De voir Jimmy Page défoncer sa guitare à double manche avec un archet, c’est sans prix !

Mais qu’est ce que la musique a à voir avec l’entraînement et l’activité physique, me direz-vous ? Je vous conseille de lire l’article de la Presse de juin 2013 à cet effet :http://www.lapresse.ca/vivre/sante/201306/07/01-4658767-sentrainer-sur-le-tempo.php. Il semblerait que pour un entraînement mollo, la musique aide soit à passer le temps, soit à pousser encore plus à performer.

De mon côté, et l’article me donne raison à ce sujet, depuis que j’ait trouvé les écouteurs sur mandibule Aftershokz qui ne bouchent pas mes oreilles et me permettent d’entendre la circulation et une partie des bruits ambiants, je me permets d’écouter de la musique en m’entraînant, particulièrement pour les sorties longues ou mollo à vélo. Quand je fais des intervalles, c’est différent : j’aime mieux me concentrer sur les exigences du plan d’entraînement que sur le ‘beat’ de la musique. Quoique ‘Rock and Roll’ de Lez Zeppelin aide beaucoup à se défoncer.

Ces jours-ci, je suis parti sur les pièces The Walker d’un groupe qui s’appelle Fitz and the Tantrum ou bien Come with me now de Kongos (aller voir le vidéo sur Youtube et imaginez vous en spinning ou en course à pied…). Est-ce la combinaison adrénaline-endorphine générée par l’écoute et l’activité physique qui me donne des ailes ? Sûrement.

D’au autre côté, j’ai une liste de lecture de musique classique que j’ai testée récemment: les 4 saisons de Vivaldi, 3 gymnopédies d’Éric Satie, Sérénade pour orchestre à cordes de Tchaikovsky , etc. Par ces belles journées d’automne où les feuilles tombent ou virevoltent à travers les sentiers de vélo de montagne, ces pièces donnent occasionnellement des moments assez magiques !

Ma préférée est une liste que j’ai appelé Mix Pierre Lavoie, pour l’entraînement en vélo fixe ou extérieur. Quand j’entends ZZ Top me suggérer que les filles sont belles dans la Prairie (La Grange) ou bien Kongos me demander de les accompagner (Come with me now) ou bien Stromae qui m’invite à danser (difficile à faire sur un vélo…) ou bien Mick Jagger qui me demande de le mettre à l’abri (Gimme Shelter…), encore une fois, çà me donne un petit ‘punch’ que je déteste pas !

Un bon beat d’entre 80 et 125 battements/minute semble me donner ce que j’ai besoin pour monter des petites côtes ou pousser mes pulsations à la limite, selon le sport. Les puristes aiment pas la musique, particulièrement pour les efforts intenses et je leur donne un peu raison. Il est parfois difficile de se concentrer sur un effort qui te sort de ta zone de confort, quand tu dois pédaler à 125 coups/minute ou en bas de 4 minutes au kilo en course à pied. Mais quand tu sort l’automne pour le plaisir de courir ou rouler, je crois que la musique à toutes sa place, particulièrement si elle est bien adaptée tant pour la sécurité que pour le rythme requis de l’entraînement. Donc à vos écouteurs tout le monte et faisons vibrer l’asphalte tant avec notre musique que nos coups de pédales ou enjambées de course à pied !

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Publié par : Louis T Blais | 27 septembre 2014

Courir ou rouler… pour rien !

En cette belle semaine du 22 septembre, après la fête réussie du patriarche cycliste de 90 ans qu’est mon papa, je n’ai pas d’objectif d’entraînement particulier autre que de me tenir en forme. Pas de course ou cyclo-sportive, rien !

Mais j’ai cette espèce de pensée antédiluvienne que je dois encore m’entraîner pour manger; bizarre… Je suppose que cela remonte au temps de nos ancêtres animaux qui devaient chasser et courir pour leur souper…

Cette semaine, c’est l’été des Indiens dans la région de Québec. Il fait très doux pour la saison et en plus très ensoleillé. Pas la meilleure température pour le marathon Oasis de Montréal mais très agréable tout de même pour des sorties sans objectif précis.

Donc, dimanche, j’ai été courir pour le pur plaisir de sortir dehors. Cette semaine, soleil et retraite aidant, j’ai fait deux sorties de vélo, une en montagne et une en route. Quel bonheur ! Rouler ou courir pour absolument aucune raison autre que d’être dehors et de profiter du soleil et de paysages automnaux !

Malgré mes 60 ans bien sonnés, j’ai encore du plaisir à me faire souffrir un peu, soit en passant dans des endroits techniques en vélo de montagne (je suis toujours encore surpris des endroits où je peux passer avec ces engins), soit en faisant une moyenne-longue randonnée en route. Je sort de ces sorties un peu fatigué, mais oh combien heureux et ma pression me dit merci à chaque fois.

Le spinning avec sa musique entraînante est pas mal, mais rien ne vaut une sortie dehors seul ou entre amis. Même si dehors, il fait chaud un peu on s’en accommode et on pousse des fois pas mal plus qu’en vélo intérieur !

Cette semaine, je donne une conférence sur l’activité physique et le 1000 km du Grand défi Pierre Lavoie aux enfants d’une école primaire. J’espère que le grand-père que je suis saura leur communiquer cet amour de l’activité physique qui caractérise notre famille et me rend si heureux !

À +

Publié par : Louis T Blais | 19 septembre 2014

Fin de l’été

Après toute l’excitation du Grand défi et sa température tout à fait exécrable, tout en continuant mes visites bi hebdomadaires au PPMC, on s’est entraîné pas mal fort pour le 10 kilomètres de l’Université Laval.

Avec un résultat que mon fils qualifie de honorable (51:17); pas mal moins fort que mes mauvaises fréquentations qui font encore en bas de 40′, même dans mon groupe d’âge…

Mais après toutes heures passées à souffrir dans les canicules estivales, rien ne vaut le bonheur de voir ses enfants et petits enfants suivent ses traces dans ce sport si facile à pratiquer.

 

3 générations de course à pied

3 générations de course à pied

Puis on est allé voir l’arrière grand père qui faisait sa 43e sortie de vélo cette année. Bravo à Papa Pierre qui fête ses 90 ans cette année… Un autre ‘priceless’ comme dit l’annonce anglophone.

4 générations à vélo

4 générations à vélo

Cette année, mon été s’est donc passé principalement en course à pied; 4 à 5 fois par semaine d’entraînement dans ce créneau. Pas de cyclo, très peu de vélo de montagne et maintenant on se repose un peu de l’activité physique. Le personnel du PPMC m’a beaucoup aidé dans mes différents objectifs et tout s’est bien passé de ce côté. Et le problème cardiaque de mars s’estompe graduellement avec le temps; maintenant, si je pouvais me passer des 5 médicaments journaliers…

Malheureusement, j’ai manqué la fenêtre d’inscription du demi Ironman de Tremblant 2015; on doit remettre à un autre tantôt cet objectif… En attendant, je crois bien que je me remettrai à faire du triathlon en faisant quelques courses dans la région de Québec.

Il faut se garder des objectifs dans la vie…

Publié par : Louis T Blais | 2 juillet 2014

Confession d’un drogué… de 62 ans à l’activité physique…

Je le confesse, j’ai une certaine obsession de vie pour l’activité physique…

Vers l’automne 1978, j’ai remarqué une affiche qui annonçait le premier Marathon de Montréal se courant en août 1979. À cette époque, j’étais agé de 26 ans, skieur alpin et de fond social, j’avais deux travails et n’avait aucune idée que ce que c’était que de s’entraîner sérieusement. La distance de 42 kilomètres me semblait absolument inatteignable, mais je me se suis dis ‘Si il y a des personnes qui courent cette distance, pourquoi pas moi ?’ Je venais de commencer sans m’en apercevoir ma dépendance à l’activité physique…

Mon ami Richard Chouinard performait à ce moment très bien au niveau national et a même détenu un 6e temps mondial dans une course de 100 kilomètres en Europe. Richard est l’entraîneur du Club de course à pied de l’Université Laval depuis plus de 20 ans.

Mon aventure de vie avec l’entraînement sérieux a donc débuté à ce moment. À cet âge, je n’aspirais pas à performer à quelque niveau que ce soit, mais seulement de faire quelque chose en dehors du commun et peut-être de m’améliorer à mesure que les semaines, mois et années avançaient. L’exemple de Richard que je cotoyais au travail (Richard était responsable du module Kino Québec qui logeait à ce moment à la commission scolaire où je travaillais) piquait ma curiosité et me servirait de locomotive. Et comme toute personne débutant un programme d’exercice physique intense, quand j’arrêtais, il me manquait quelque chose. L’explication de David Servan Schreiber, dans son livre ‘Anticancer’ est que ‘L’effort soutenu fait sécréter des endorphines, mais toute activité physique stimule la dopamine, ce neurotransmetteur essentiel de l’action et du plaisir. C’est là le vrai pouvoir antidépresseur de l’exercice, plus durable que celui des endorphines.’ J’étais accroché…

Les programmes d’entraînement à cet époque étaient rares et l’expertise régionale encore moins; sans parler des souliers en général inadéquats pour ce genre de course. J’ai même fais resemeler une vieille paire d’Etonic finie que j’adorais…
Pour l’entraînement, je me suis inspiré vaguement de ce que Richard faisait. Luc Ricard (autre responsable du module Kino) m’a aussi donné un coup de main à l’époque. Inutile de vous dire qu’à cet époque, on avait un peu l’air des ‘fous en pyjama’, particulièrement quand on courait dans des conditions difficiles de froid, de neige ou de pluie, par exemple. Sans parler des fêtes, congés et autres qu’on passait en partie sur la route à courir… Ma famille croyait qu’il me manquait un bardeau, par moment ! Et ma mère ne cessait de me dire ‘Fais attention à ton coeur !!’

J’ai donc fait de mon mieux pendant près d’un an pour me présenter sur le pont Jacques Cartier le 25 août 1979. Je sais pas pourquoi, mais il semblait qu’une année d’entraînement serait suffisante pour ce projet. Il pleuvait, mais c’était relativement frais. La seule chose que je ne voulais pas faire pendant le marathon était de marcher; j’avais ce principe dans ma tête que si je marchais, je ne serais jamais capable de repartir. Et c’est ce que j’ai réussi, malgré de bonnes et lancinantes douleurs dans les cuisses aux quadriceps et aux ischion-jambiers. Ma mère et ma conjointe de l’époque étaient présentes; je revois ma mère avec ses pantalons bleu pale qui courait dans la boue du gazon de l’arrivée à l’île Sainte-Hélène pour prendre des photos. 3 h 39 pour mon premier. Sur le coup, je me suis juré que c’étais mon dernier marathon; l’avenir me fera mentir à plein ! Mon 2e marathon s’est déroulé quelques mois plus tard dans la folklorique Ile d’Orléans; 3 h 12 me feront espérer de participer un jour au mythique marathon de Boston. Une autre explication à ma dépendance…

Ayant de la famille à Ottawa, les années subséquentes me feront courir ce marathon périodiquement de même que celui de Montréal et aller sous la barre des 3 heures à quelques reprises. Cet objectif de courir sous les 3 heures était nécessaire, car c’étais le temps de qualification pour Boston; cela devenait de plus en plus envisageable. J’avais recommencé à étudier à temps partiel à l’Université et courait occasionnellement sur la piste intérieure du PEPS. Un jour de 1988, je me présente sans le savoir sur la piste dans un test Léger-Boucher (test qui permet de connaître assez précisément ta vitesse aérobique maximale). C’était Richard qui l’administrais; et comme j’avais performé de façon honorable, il m’a invité à faire partie de ses athlètes et de m’entraîner de façon professionnelle, si je le désirais. Une autre façon de m’accrocher à l’activité physique se présentait à moi…

À ma première séance d’entraînement, quelques jours après la course des Pichous du Saguenay, j’ai eu l’occasion de rencontrer mes premiers compagnons de club, Odette Lapierre et Richard Crampon entre autres. Odette a participé à deux Olympiques et Richard est arrivé premier à quelques reprises au Marathon de Boston dans sa classe d’âge des 50 ans et plus, avec des temps entre 2 h 30 et 2 h 40. Inutile de vous dire que j’avais des croûtes à manger avant de pouvoir même penser leur arriver à la cheville. À mon premier entraînement, le réchauffement et les éducatifs m’avaient même un peu taxé avant même de commencer la session… Mais j’étais tellement fier de cotoyer des gens aussi prestigieux dans ce petit monde de la course à pied que j’ai persévéré de façon sérieuse pendant presque 20 ans !

Cela faisait déjà dix ans que je m’entraînais par moi-même et je n’avais jamais réalisé que je pouvais en faire beaucoup plus. Le contact avec des personnes plus performantes m’a beaucoup amélioré au cours des années suivantes. Petit conseil d’accro, si vous voulez vous améliorer, essayez de vous trouver des amis un peu plus forts que vous et essayez de les suivre dans leur entraînement. Si vous réussissez à ne pas vous surentraîner ou vous blesser, vous ferez d’énormes progrès surtout dans vos premiers mois d’activités.

Les années suivantes m’ont permis d’aller à Boston 8 fois entre 1992 et 2005 et de faire ce marathon 2 fois sous la barre des 3 heures. Mon meilleur marathon s’est déroulé à Ottawa en 1981 avec un temps de 2 h 49. Je n’ai jamais compté les marathons réalisés dans ma vie, mais j’ai dû en faire au minimum 40 entre 1979 et 2005.

À partir des années 2005, j’ai délaissé les courses à pied de longue distance, pour faire un peu de triathlon et de duathlon. Le vélo de montagne et de route m’ont également accroché :

•5 raids Trans Gaspésiens (plus de 150 k en deux jours)
•3 raids Pierre Harvey (nouvelle formule 2 jours et un 24 heures)
•le raid des 21
•3 fois le Raid du Massif du sud (2 jours)
•8 fois le raid Vélo Mag
• 5 fois Raid du Bras du Nord (1 fois le 50 k et 4 fois le 90 k)
• plusieurs cyclosportives de route particulièrement en Beauce et dans Charlevoix
•5 fois le 1000 k du Grand défi Pierre Lavoie…

Au cours de ces années, il ne m’est jamais venu à l’idée d’arrêter l’entraînement ou l’activité physique. Il est vrai qu’ayant comme objectif de courir 2 à 3 marathons par année, il n’étais pas question de s’arrêter bien longtemps, si je voulais me présenter sur la ligne de départ et finir dans un temps respectable.Tel que mentionné plus haut, je suis converti dans les années 1990 et 2000 au vélo de montagne, tout en continuant à m’entraîner à la course à pied. C’était une autre corde à mon arc d’entraînement .

Une amie m’a déjà demandé si je prenais du poids quand j’arrêtais de m’entraîner; je lui ai répondu par la négative, car j’ai réalisé à ce moment que je n’ai jamais cessé de m’activer physiquement, même quand j’étais arrêté par la maladie ou les petites blessures d’entraînement subies au cours des années. On dirait que c’est inséré dans mes gênes de m’activer physiquement, même quand je suis diminué pour une raison quelconque.

Je me suis fissuré une vertèbre dans une chute en vélo de route dans les années 90 et la première question que j’ai posé après le diagnostic de fissure de la C2 est ‘Quand est-ce que je pourrai recommencer à courir ?’. Très récemment, j’ai eu le malheur d’avoir une artère coronaire bloquée, probablement à cause de mon hérédité familiale. C’étais fin mars 2014 et encore là, ma première question au cardiologue a été ‘Est-ce que je pourrai faire le 1000 kilomètres du Grand défi Pierre Lavoie, au milieu juin ?’ Je pense que je suis vraiment dépendant…

Je me suis souvent demandé au cours de ma vie si j’étais seul à avoir cette lubie; il semblerait que non d’après mon groupe d’amis. Mais pendant les premières années de mon entraînement, disons que je voyais pas beaucoup de monde faire un 25 kilomètres à la course à pied par moins 20 degrés c, le jour de Noël… Des gens comme Richard Chouinard et Pierre Lavoie (et nombre d’autres que j’oublie) ont su persévérer et maintenir le cap, tout en faisant la promotion de saines habitudes de vie à travers l’activité physique. Je vois encore pas beaucoup de monde de mon âge encore courir par -20 ou +30, mais je vois de plus en plus de jeunes le faire. Et je vois des familles complètes sur les pistes cyclables marcher, courir, rouler à vélo ou en patins; cela me donne confiance pour les prochaines générations. Je crois qu’on a bien semé par nos exemples et notre persévérance, malgré toutes les embûches de température et autres. Même mes parents de près de 90 ans font de l’aquaforme et du vélo, suite à mes conseils.

Parlant de famille, j’ai eu la chance d’avoir une conjointe extrêmement compréhensive au cours de ces années. Cela m’a permis de trouver du temps pour toutes ces petites prouesses et d’entretenir ma dépendance. Je l’en remercie du plus profond de mon coeur; cela m’a permis d’avoir une vie extrêmement bien remplie et j’espère qu’elle continuera à me supporter dans mes projets un peu fous : le prochain un demi Ironman…

Publié par : Louis T Blais | 19 juin 2014

Tout un compagnon…

Je veux ici saluer le courage et la détermination de notre nouveau compagnon d’équipe qu’est Jocelyn Hamelin, représentant et commanditaire de l’équipe pour Microsoft.

En effet, notre ami Jocelyn, mis au défi de se joindre à notre équipe en septembre dernier, a perdu 72 livres depuis ce temps pour se joindre à nous. Voici d’ailleurs une photo avant et après l’entraînement et le retour à de saines habitudes de vie.

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Peu enclin à l’activité physique, notre ami a fait d’innombrables sessions de spinning et a roulé un mois et demi dehors depuis septembre en plus de modifier son alimentation.

Voici la liste (très impressionnante tant qu’à moi) des étapes qu’il a réalisées lors de notre dernière fin de semaine, pendant le 1000 :

  1. La Baie – Laterrière – 46 k
  2. Lac Mégantic – Asbestos – 118 k
  3. La Boucle – 135 k
  4. Québec – Donnacona – 62 k
  5. Nicolet – Boucherville – 122 k
  6. Boucherville – Montréal – 26 k

Pour un total de 509 kilomètres en 4 jours. Pour le gars de la photo de gauche du haut, je trouve çà extraordinaire et digne de mention.

Chapeau mon ami et ne lâche pas ces saines habitudes !

Publié par : Louis T Blais | 17 juin 2014

Le GDPL 2014

Pour plusieurs raisons, ce fut le Grand défi le plus difficile des 5 que j’ai faits. Même le t’chum Pierre Lavoie dit la même chose que moi.

Il a plu 8 étapes sur 13…. et non les moindres… Mais… on a fini à la chaleur ! Whoooppi !

Résumé de l’aventure :

  • Dans la nuit de jeudi du 12 au 13 juin, entre l’Étape et Stoneham, arrêt pour coup de chaleur, trop habillé et peur de faire une rechute cardiaque, à cause de douleurs région de l’abdomen. Finalement, après un séjour dans le VR médical et un électro, plus de peur que de mal : la patate se porte bien et les médecins me disent de me reposer le vendredi et de reprendre le collier samedi. Excellente nouvelle, si les douleurs abdominales peuvent disparaître.
  • Donc, vendredi le 13, je sers de chauffeur et Alain Piché, notre chauffeur demi Ironman, prend ma place sur certaines étapes et tout va bien pour lui. J’ai toujours un peu de douleurs gastriques.
  • Rendu à Québec samedi matin, tous les membres de l’équipe font la Boucle et la terminent : je suis très fier de mon équipe et me promet bien de refaire cette boucle un jour.
  • Je reprends le collier sous la pluie en direction de Donnacona vers 15 heures. Détour par Pont Rouge et arrivée vers 17 heures ou toute la population nous attendait et miracle, il a arrêté de pleuvoir. Les douleurs gastriques ont tendance à vouloir disparaître : j’ai même faim, ce qui est bon signe pour moi. On part pour Shawinigan.
  • À Shawi, les gars ont le culot de se taper un baril de PFK avec une bière et/ou un verre de vin pendant que je mange ma luzerne dans le coin vu que je roule tantôt…
  • Donc, dans la nuit de samedi à dimanche, je me tape Shawi – Nicolet, un 58 k descendant avec vent de dos : tout va bien, mais j’ai du me ‘retenir’ pendant au moins une heure tellement j’étais hydraté, même après avoir été à la chambre de bain 3-4 fois avant de partir.
  • Finalement, la journée de dimanche se passe sous le gros soleil, presque pas de vent et le lapin argenté est encore de la fête !
  • Tous les membres de l’équipe sont enchantés et on finit tout çà par un beau pique-nique au stade

Quelques photos dignes de mention :

 

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Toujours très fier et heureux d’avoir pu participer à cette aventure avec des amis hors du commun !!

À l’année prochaine, peut-être… !

Publié par : Louis T Blais | 2 mai 2014

Une belle surprise !

J’ai eu la surprise d’être nommé un des 5 employés inspirants de l’année à la Commission scolaire des Premières-Seigneuries, malgré ma retraite depuis 18 mois.

J’ai été honoré à cause de mon rôle à l’intérieur du comité qualité de vie et reconnaissance au travail dans les dernières années de ma carrière. Je remercie toutes les personnes présentes et félicite les 4 autres membres du personnel pour cet hommage particulier.

Je remercie également le commanditaire La Capitale Services financiers. Grâce à eux, je pourrai faire un petit festin dans un des Resto-Plaisir de la ville de Québec !

Le certificat !

Le certificat !

Çà peut paraître q-q, style employé du mois, mais j’en suis fier.

Après avoir travaillé d’arrache pied à convaincre mes collègues du comité de réaliser cette activité par les membres de la direction de la commission scolaire, je peux dire mission accomplie.

En plus le fait d’avoir un commanditaire pour les prix remis aux récipiendaires, la commission se met à l’abri des propos désobligeants qui pourraient être émis sur le fait de dépenser de l’argent public pour une telle activité. Génial !

Merci à tous encore une fois !

Publié par : Louis T Blais | 30 avril 2014

Une belle sortie !

Enfin une journée pas trop de vent et pas trop froide.

 

On est encore habillé, mais au moins on a moins froid que pendant tout le reste du mois d’avril. La première sortie en haut de 25 k à l’heure. Les pulsations cardiaques sont encore un peu élevées à mon goût (137 de moyenne alors que l’année passée, c’était aux alentours de 120…)

 

À suivre !

 

Détails de la sortie : http://connect.garmin.com/activity/490332530

Publié par : Louis T Blais | 27 avril 2014

1ere ‘longue’ sortie depuis accident cardiaque

Par une journée nuageuse avec risques de pluie à 40% et vent léger de l’est, on est allé faire un tour vers Château Richer.

Les chutes sont toujours aussi belles et le coeur tient le coup, malgré que je trouve le rythme cardiaque un peu haut.

Mais, je n’ai pas d’essoufflement ni d’étourdissement.

 

On se suit de près…

 

Détails de la sortie : http://connect.garmin.com/activity/488424385

Publié par : Louis T Blais | 19 avril 2014

La récupération après un incident cardiaque…

Voici ce que j’écrivais aux amis peu après avoir fait un léger infarctus le 27 mars dernier :

 

Bonjour aux amis. Ce courriel est long, mais vous comprendrez pourquoi en le lisant jusqu’au bout.

On peut dire que le sort s’acharne un peu beaucoup sur la famille Boutet-Blais ces années-ci.

Pour ceux qui connaissent mon mode de vie, tenez-vous bien après votre tuque en broche, j’ai été victime d’un infarctus. Oui, vous avez bien vu, un infarctus.

Pour éviter d’avoir à vous raconter toute l’histoire, voici la séquence des événements des 2 dernière semaines à ce sujet :

Jeudi le 20 mars, pendant ma séance de spinning du jeudi soir, je ressens de façon passagère un espèce d’assèchement à l’oesophage avec un très léger serrement à la poitrine. La mauvaise sensation a cependant passé rapidement.
Pendant la fin de semaine suivante, je fais deux séances de turbine (vélo fixe) dans mon sous-sol, pas trop appuyées mais en intervalle. La sensation (assèchement de l’oesophage et léger serrement de poitrine) va et vient et ne dure jamais longtemps. Je suis convaincu que je fais du reflux gastrique et me dit que si la sensation continue, j’irai consulter à ce sujet.
Mardi 24, je fais ma séance de turbine, et la sensation n’est pas vraiment là, sinon de façon légère.
Mercredi, comme j’ai passé un mois en Floride, je vide ma couverture de la neige accumulée entre 11 heures le matin et 13 heures. Pendant cette période, la sensation est présente tout le temps et m’oblige à m’arrêter pour prendre mon souffle à de nombreuses répétitions; je finis tout de même l’opération. En entrant à l’intérieur, la sensation va et vient pendant tout le reste de la journée de façon encore la pas dramatique à mon avis et cesse complètement après le souper. Je décide d’aller consulter le lendemain matin, même si le malaise est passé.
Jeudi 26, mon médecin de famille, après m’avoir examiné, m’envoie à l’IUCPQ (Hôpital Laval), où après de nombreux tests sanguins et examens, j’ai été diagnostiqué avec une des artères coronaires sténosées (retrécies) à 90-91%. Pour les fervents d’Internet, vous ferez une recherche sur l’artère IVA, près du Tronc commun coronaire.
Et après deux jours dans l’hôpital, dimanche à 17 heures, on m’a fait une angioplastie, c’est à dire qu’on m’a posé par voie intra artérielle (à travers le poignet) un tuteur, un petit tuyau, qui a aidé débloqué l’artère bouchée à 99% de sa capacité, si j’ai bien compris les rapports cardiologiques. Je ne sais pas si ce sont les calmants ou le fait de débloquer l’artère ou le stress qui a passé, mais je me sentais vraiment mieux après l’intervention.
Et ce lundi 31 mars, après une bonne nuit de sommeil, je suis de retour chez moi en bonne forme, mais pas prêt pour courir un marathon…
Petite anecdote, l’intervention a été exécutée par un cardiologue québécois de renommée mondiale et filmée et projetée en direct à un congrès de cardiologie à Washington devant environ 5000 personnes si mes informations sont exactes. Mes artères sont passées à l’histoire…

Même si j’ai un mode de vie actif, une bonne alimentation, un taux de cholestérol bas avec des HDL dans le piton et un poids santé, les causes d’un tel incident peuvent être nombreuses : hérédité, génétique, prédisposition, défaut de fabrication 😉 , etc. Bref, on ne peut pas déterminer une seule cause; cependant, selon les médecins, si je n’avais pas eu un tel mode de vie, cela me serait sans doute arrivé plus tôt dans ma vie avec beaucoup plus de conséquences fâcheuses. Les mêmes médecins m’encouragent fortement à continuer ce mode de vie actif : ils sont convaincus que c’est ce qui m’a permis de retarder ce malheureux incident et qui me permettra de continuer à vivre en santé.

Les suites : 1 semaine de repos presque complet, avec reprise graduelle de mes activités physiques. Comme le coeur a été très peu nécrosé (perdu de la capacité), d’ici 5 semaines, si tout va bien et selon les cardiologues, mon coeur devrait être à 95% de sa capacité. Ce qui devrait me permettre de faire mon 5e Grand défi Pierre Lavoie, mais peut être en prenant les étapes les moins difficiles. Du moins, c’est mon intention, évidemment toujours si la récupération se fait de façon correcte. J’essaierai d’avoir un suivi médical à ce sujet. Je suis présentement à la maison et me sens très bien; les escaliers me font cependant un peu souffler…

On va prendre çà une journée à la fois…

À +

Louis T Blais

Je persiste et signe : on est toujours mieux dehors !
La vie c’est comme en vélo; si on veut être en équilibre, il faut toujours avancer. Albert Einstein
PC sur PC : la prise de conscience amène la prise en charge. P Lavoie
Tomber rend résistant, se relever rend fort. LTB, inspiré d’autres plus connus

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Samedi le 19 avril, j’ai fait ma première sortie de vélo de route. Une petite heure dans le vent et le froid vers le lac Beauport. Quelle belle sortie malgré la brise forte et le froid…

Jamais je n’arrêterai de m’entraîner, que je pensais en montant vers le Lac. En plus, j’ai croisé mon ami Michel Simard, qui a été le fondateur de notre équipe du Grand défi; on a mis notre mémérage à jour !

Bref, ce n’est pas parce que j’ai eu un incident cardiaque que je lâcherai prise au niveau de l’entraînement. Je demeure convaincu que la bonne forme physique est gage de santé et longévité. Parlez en à mon père qui approche 90 ans et qui a fait encore près de 100 sorties de vélo l’année passée. Pas pour un arrière grand père souffrant de léger vertige !

Toujours en route pour le 1000 k du Grand défi Pierre Lavoie !

 

 

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